Ville de Bonneuil logo

Sommaire

« C’est énorme ! Scandaleux ! », s’est insurgé le maire Denis Öztorun dans un communiqué, dénonçant les choix « absurdes » du gouvernement qui en sont la cause. À titre de comparaison, 375 000 euros équivaut à ce que la commune a budgété pour la rénovation du groupe scolaire Romain Rolland, ou encore à la somme globale des subventions aux associations sportives et culturelles en 2022. Afin de préserver leur équilibre budgétaire, les collectivités vont devoir choisir : soit dégrader leur niveau de service public, soit augmenter les impôts. En d’autres termes, c’est la double peine pour les citoyens qui subissent déjà directement les hausses du prix de l’énergie.

Pour la Ville de Bonneuil, c’est inacceptable. Le maire a demandé à l’État, responsable de cette situation, « une baisse immédiate et importante des taxes sur la fourniture et la production d’électricité comme vient de le décider de son côté le gouvernement espagnol et d’instaurer, comme le demande l’Association des petites villes de France, une dotation exceptionnelle « énergie » permettant aux communes de faire face à cette hausse brutale de leur facture. » Pour le moment, le gouvernement, par l’intermédiaire du ministre délégué aux comptes publics, Olivier Dussopt, ferme la porte à toute nouvelle aide de l’État, estimant pour sa part que le poids de ces hausses n’était pour le moment « pas significatif ».

Pourtant, l’énergie consommée par la Ville profite aux habitants et à tous les usagers de l’espace et des équipements publics. « L’électricité doit être considérée comme un bien commun, défend le maire. C’est l’éclairage de nos rues, de nos écoles, de nos gymnases, c’est le fonctionnement quotidien des services municipaux dont la population et l’activité économique bénéficient. » C’est pourquoi le maire demande également que le gouvernement redonne toute sa place à un grand service public de l’électricité depuis la production jusqu’à la distribution. Rappelons que la distribution de l’électricité et du gaz a été libéralisée en 2007, ouvrant la voie à la privatisation de ces secteurs de l’énergie. La baisse générale des prix promise par l’ouverture à la concurrence n’a jamais eu lieu. À l’inverse, elle a fait place à des hausses massives. Entre 2006 et 2020, les tarifs de l’électricité ont augmenté de 60%.

voir aussi